Jean Leclant a mené une vie de savant et on pourrait croire qu’elle fut exclusivement dédiée à l’égyptologie, mais ce ne fut pas le cas. Son savoir a rapidement dépassé le cadre de cette seule discipline et sa curiosité l’a mené sur toutes les routes de l’orientalisme. Le Nil prenant ses sources au sud de l’Égypte, l’Afrique devenait également une terre à découvrir. Une culture en éclairait une autre et la somme de toutes lui permettait d’approcher et de comprendre ces civilisations disparues. Le monde contemporain suscitait chez lui le même intérêt. C’est ainsi que l’on retrouve Jean Leclant au Japon en 1959, nous faisant partager ses réflexions d’égyptologue dans un temple shinto. En 1972, il accepte d’intervenir dans un débat organisé par l’université de Paris-VII consacré aux extraterrestres. Curieux de tout, il appliquait un raisonnement rationnel en toute chose, considérant que le mystérieux était également un domaine comme un autre. Sa capacité d’écoute et son sens du dialogue lui ont permis de rencontrer de nombreuses personnes et d’évoluer dans tous les milieux […]. Alain Arnaudiès, Bibliographie de Jean Leclant (1920-2011), collection « Études d’égyptologie », dirigée par Nicolas Grimal, professeur au Collège de France, n° 17.

 

Image et conception du monde dans les écritures figuratives